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Liban flag Liban :

Présentation du Liban : Politique

Chefs de gouvernement
Président : Michel AOUN (depuis le 31 octobre 2016)
Premier ministre: Najib Mikati (depuis le 10 septembre 2021)
Les prochaines élections :
Présidentielles : 2022
Assemblée nationale : mai 2026
Le contexte politique actuel
Le Liban se caractérise par une forte instabilité politique, aggravée par une grave crise économique. Le système politique vise à préserver l'équilibre entre les principaux groupes religieux. En septembre 2021, alors que le pays plongeait encore plus profondément dans le chaos et connaissait une impasse politique depuis plus d'un an, un nouveau gouvernement a été formé, dirigé par le Premier ministre Najib Mikati, magnat des télécoms milliardaire et ancien Premier ministre à deux reprises. Le gouvernement a entamé des discussions avec le FMI concernant un plan de relance et de réforme indispensable. Sur la scène géopolitique, le Liban reste au cœur de l'antagonisme opposant les deux plus grandes puissances régionales, l'Arabie saoudite et l'Iran. À la suite d'un accord entre le Hezbollah et l'Iran, du carburant iranien a été livré au Liban en septembre, déclenchant l'imposition de nouvelles sanctions par les États-Unis (Rapport du Conseil de sécurité). Suite aux commentaires d'un responsable libanais critiquant la guerre menée par l'Arabie saoudite au Yémen, l'Arabie saoudite a expulsé l'ambassadeur du Liban et interdit les importations libanaises. Bahreïn, le Koweït et les Émirats arabes unis ont également pris des mesures diplomatiques contre le Liban (The Economist Intelligence Unit). Des ministres affiliés au Hezbollah auraient menacé de paralyser le nouveau gouvernement libanais à moins que le juge Tarek Bitar, qui dirige l'enquête sur l'explosion du port de Beyrouth le 4 août 2020, ne soit démis de ses fonctions. Le 14 octobre 2021, sept personnes sont mortes et plus de 30 ont été blessées à la suite d'affrontements armés survenus dans le cadre de manifestations anti-Bitar (Rapport du Conseil de sécurité). Pour la première fois depuis 2014, les Forces de défense israéliennes ont mené des frappes aériennes sur le territoire libanais à la frontière de la Ligne bleue.
Main Political Parties

Les forces politiques se voient assigner un nombre de siège fixé en fonction de leur appartenance religieuse. Ils se regroupent en alliances électorales, mais celles-ci ne sont en pratique que faiblement soudées. Les deux coalitions à la tête du pays se sont formées à la suite de l'assassinat en 2005 de l'ancien Premier Ministre Rafiq Hariri :

- La Coalition du 14 mars : maintient une alliance avec les Druzes et les Phalanges Chrétiennes; anti-syrienne. Elle est composée de :

  • Le Courant du Futur : centre-droit, Musulman Sunnite
  • Les Forces Libanaises : conservateurs, Chrétiens Maronites

- La Coalition du 8 mars : centriste, soutenue par le Hezbollah, pro-syrienne. Elle est composée de :

  • Mouvement Patriotique Libre : centre / centre-gauche, Chrétien Maronite
  • Amal : centre / centre-droit, Musulman Shiite
  • Hezbollah : Musulman Shiite
Nature de l'Etat :
République basée sur une démocratie parlementaire et confessionnelle, cela signifie que chaque poste politique doit être occupé par une personne d'une confession particulière.
Le pouvoir exécutif
Le président est le chef de l'État et il est élu par l'Assemblée Nationale pour six ans. Le Premier ministre est nommé par le président en concertation avec l'Assemblée Nationale et agit en tant que chef du gouvernement, pour un mandat de quatre ans. C'est le Premier ministre qui détient le pouvoir exécutif, qui comprend l'exécution de la loi et la direction des affaires courantes du pays, mais le président a aussi une position forte et influente. Il promulgue les lois passées par le Parlement et ratifie les traités. Le Conseil des Ministres est choisi par le Premier ministre, en concertation avec le président et les membres de l'Assemblée Nationale. Selon la Constitution, le président doit être un chrétien catholique maronite et le Premier ministre un musulman sunnite.
Le pouvoir législatif
Le pouvoir législatif libanais est monocaméral. Le parlement, appelé Assemblée Nationale, compte 128 sièges. Ses membres sont élus au suffrage universel sur la base d'une représentation proportionnelle, avec quotas selon les religions, pour un mandat de quatre ans. Le pouvoir législatif appartient à la fois au gouvernement et au parlement. La branche de l'exécutif est directement ou indirectement dépendante du soutien du parlement, souvent exprimé par un vote de confiance. Le Premier ministre ne peut pas dissoudre le parlement, il n'a pas non plus de droit de veto sur ses dispositions. Le Porte-parole du parlement doit être un musulman chiite.
 

Indicateur de liberté politique

Définition :

L'indicateur de liberté politique fournit une évaluation annuelle de l'état de la liberté dans un pays, telle qu'elle est vécue par les individus. L'enquête mesure le degré de liberté à travers deux grandes catégories : la liberté politique et les libertés individuelles. Le processus de notation est basé sur une liste de 10 questions relatives aux droits politiques (sur le processus électoral, le pluralisme politique, la participation et le fonctionnement du gouvernement) et de 15 questions relatives aux libertés individuelles (sur la liberté d'expression, de croyance, le droit d'association, d'organisation et l’autonomie des individus). Des notes sont attribuées à chacune de ces questions sur une échelle de 0 à 4, où 0 représente le plus petit degré de liberté et 4 le plus grand degré de liberté. La note globale d’un pays est une moyenne des notes données à chaque question. Elle va de 1 à 7, 1 correspondant au plus haut degré de liberté et 7 au plus bas.

Classement :
Partiellement libre
Liberté politique :
5/7
Libertés individuelles :
4/7

Liberté politique dans le monde (carte interactive)
Source : Liberté dans le monde, Freedom House

 

Indicateur de la liberté de la presse :

Définition :

Le classement mondial, publié chaque année, permet de mesurer les violations de la liberté de la presse dans le monde. Il reflète le degré de liberté dont bénéficient les journalistes, les médias et les net-citoyens de chaque pays et les moyens mis en œuvre par les Etats pour respecter et faire respecter cette liberté. Au final, une note et une position sont attribuées à chaque pays. Afin d’établir ce classement, Reporters Sans Frontières a réalisé un questionnaire adressé aux organisations partenaires, aux 150 correspondant de RSF, à des journalistes, des chercheurs, des juristes ou des militants des droits de l’homme, reprenant les principaux critères – 44 au total – permettant d’évaluer la situation de la liberté de la presse dans un pays donné. Ce questionnaire recense l’ensemble des atteintes directes contre des journalistes ou des net-citoyens (assassinats, emprisonnements, agressions, menaces, etc.) ou contre les médias (censures, saisies, perquisitions, pressions, etc.).

Rang mondial :
107/180

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