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Risque pays du Népal : Economie

Pour les dernières prévisions sur les impacts économiques causés par la pandémie de coronavirus, veuillez consulter la plateforme de suivi des politiques du FMI "Policy Responses to COVID-19" pour les réponses économiques clés des gouvernements.

Le Népal fait partie des pays les moins développés du monde, avec un quart de sa population sous le seuil de pauvreté. Le pays est dépendant de l’agriculture et des envois de fonds, qui représentent 22,5 % du PIB en 2021 (The Statesman, 2022). L'incertitude politique et un environnement commercial difficile empêchent le Népal de se développer dans d'autres secteurs. Néanmoins, entre 2017 et 2019, la croissance a augmenté de manière significative au-dessus des moyennes à long terme dans un contexte de plus grande stabilité politique, d'amélioration de l'approvisionnement en électricité et d'activité de reconstruction. L'économie a progressé de 6,7 % en 2019, mais le taux de croissance a chuté à -2,1 % en 2020 en raison du ralentissement de l'activité économique en Inde et de l'épidémie de COVID-19. La croissance du PIB a atteint +1,8 % en 2021 et devrait remonter à 4,4 % en 2022 et 6,3 % en 2023, sous réserve de la reprise économique mondiale post-pandémie (FMI, 2022).

En 2021, le tourisme (10 % du PIB) était au point mort. En 2022, la croissance devrait être tirée notamment par les services (60 % du PIB), grâce à une reprise de l'hôtellerie et du tourisme, par l'agriculture, qui sera stimulée par les programmes d'investissement du gouvernement dans l'irrigation, et par l'activité industrielle, dans des domaines tels que le textile, les tapis, les cigarettes et le ciment (Coface, 2022).

La dette publique du Népal a augmenté ces dernières années, atteignant 42,2 % du PIB en 2020, contre 33,1 % un an plus tôt, puis 46,7 % en 2021. Cette tendance devrait se poursuivre, le ratio dette/PIB devant atteindre 52,7 % en 2022 et 55,2 % en 2023. L'inflation aurait atteint 6,2 % en 2020, principalement en raison de la hausse des prix des denrées alimentaires et de l'augmentation des droits de douane sur certaines importations agricoles et industrielles. Elle a atteint 3,6 % en 2021 et devrait se situer autour de 5,7 % en 2022 et en 2023, selon les dernières perspectives économiques mondiales du FMI. Le déficit des comptes courants s'est élevé à -1 % du PIB en 2020, contre -6,9 % un an plus tôt, puis à -8,3 % du PIB en 2021. Les travailleurs migrants népalais ont envoyé chez eux 7,97 milliards de dollars en 2021, ce qui fait du pays l'un des plus grands bénéficiaires de transferts de fonds au monde. En 2020, le Népal a perdu en moyenne 145 milliards de roupies (1,04 milliard d'euros) en transferts de fonds, une baisse de 14 % attribuée au ralentissement économique mondial déclenché par l'épidémie de coronavirus ainsi qu'à la chute des prix du pétrole (Banque mondiale, 2021). Cette tendance devrait persister à court terme, le déficit devant se creuser pour atteindre 2,37 milliards de USD à la fin de 2021 selon les dernières données.

Le Népal s'appuie fortement sur le secteur agricole, qui représente un quart du PIB (23,1 % en 2021) mais donne du travail à 64,4 % de la population active en 2021 ; tandis que l'activité industrielle est principalement impliquée dans la transformation des produits agricoles. Le Népal dispose d'un potentiel considérable en matière d'hydroélectricité, qui reste largement inexploité en raison de la situation politique incertaine qui freine les investissements étrangers. Les facteurs de risque comprennent un blocage politique, une situation géographique enclavée, un approvisionnement en électricité peu fiable et des infrastructures de transport sous-développées, ainsi qu'un environnement réglementaire difficile qui entrave le secteur privé. Certaines institutions financières restent exposées au risque d'insolvabilité en raison de pratiques de gestion des risques inadéquates, d'une mauvaise gouvernance d'entreprise et d'une forte exposition au crédit. Malgré le soutien du FMI, le pays souffre de lacunes importantes en matière de gouvernance et d'une expansion trop rapide du crédit.

Le Népal reste un pays pauvre, enclavé géographiquement, financièrement et commercialement, qui connaît un taux de chômage élevé (près de 40 % de la population est sans emploi, mais seulement 3,6 % en 2021 si l'on tient compte du travail informel, bien que beaucoup soient sous-employés). La majorité de sa population vit d'une agriculture de subsistance, près de 5 millions de personnes étant sous-alimentées, et la réglementation du travail au Népal est obsolète. Le taux de pauvreté estimé (ratio de personnes vivant avec moins de 1,90 USD par jour) est passé de 25,2 % en 2010 à 8 % l'année dernière (Banque asiatique de développement).

 

Indicateur de liberté économique

Définition :

L'indicateur de liberté économique mesure dix composantes de la liberté économique, regroupées en quatre grandes catégories : la règle de droit (droits de propriété, niveau de corruption) ; Le rôle de l'Etat (la liberté fiscale, les dépenses du gouvernement) ; L'efficacité des réglementations (la liberté d'entreprise, la liberté du travail, la liberté monétaire) ; L'ouverture des marchés (la liberté commerciale, la liberté d'investissement et la liberté financière). Chacune de ces 10 composantes est notée sur une échelle de 0 à 100. La note globale du pays est une moyenne des notes des 10 composantes.

 
 
Risque pays
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Les principaux journaux on-line
The Kathmandu Post
Journaux et sites Internet du Népal
Nouvelles du Népal
Nepali Times
Les ressources utiles
Ministère des finances
Ministère de l'Industrie, du Commerce, et des Approvisionnements
Banque Rastra du Népal

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