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Risque pays de la Somalie : Economie

Pour les dernières prévisions sur les impacts économiques causés par la pandémie de coronavirus, veuillez consulter la plateforme de suivi des politiques du FMI "Policy Responses to COVID-19" pour les réponses économiques clés des gouvernements.

L'économie formelle de la Somalie reste fragile et le secteur informel, composé essentiellement de l'élevage, du commerce des chameaux (plus de 40% de ses exportations) ainsi que des transferts de fonds de l'étranger (un cinquième du PIB du pays), joue un rôle crucial dans l'économie. En 2020, le pays a été touché par le triple choc des inondations, d'une invasion de criquets pèlerins et de la pandémie de COVID-19, poussant l'économie vers la récession. Après s'être contractée de -1,5 %, la croissance économique s'est redressée pour atteindre environ 2,9 % en 2021 et devrait se renforcer à 3,2 % en 2022 (FMI). La reprise sera soutenue par les envois de fonds, les investissements directs étrangers et l'augmentation des dépenses publiques (FMI). Les risques à la baisse comprennent l'évolution de la pandémie, l'incertitude politique et géopolitique, les chocs climatiques et la résurgence de l'infestation de criquets pèlerins (IMF).

En 2021, l'économie somalienne a commencé à se remettre des chocs combinés qui ont frappé le pays en 2020. En effet, l'économie déjà fragile de la Somalie a été touchée par les inondations, les invasions de criquets pèlerins et le déclenchement de la pandémie de Covid-19. De plus, en septembre 2020, une interdiction régionale d'importer du bétail a été imposée par les pays du Golfe à la suite de l'épidémie de fièvre de la vallée du Rift (FVR). Les envois de fonds cruciaux de la diaspora ont fortement diminué, aggravant les effets des mesures de confinement nationales. Soutenues par la communauté internationale, les autorités ont adopté des mesures de soutien pour atténuer les effets de la crise, notamment l'octroi d'allégements fiscaux temporaires sur les produits alimentaires de base, l'élargissement du filet de sécurité sociale et l'octroi de crédits aux entreprises (FMI). La Somalie est devenue éligible à un allégement intérimaire de la dette dans le cadre de l'initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) en mars 2020, processus qui réduira considérablement la dette totale de la Somalie et donnera accès à de nouvelles ressources pour relancer la croissance et réduire la pauvreté. Cependant, même avec l'allégement provisoire de la dette, la Somalie restera surendettée, car sa dette sera toujours d'environ 43,3 % du PIB en 2024, au-dessus du seuil de viabilité de 30 % (BAD). En raison du manque à gagner causé par la suspension des subventions budgétaires des donateurs jusqu'à la fin des élections, les autorités somaliennes ont limité les dépenses et le déficit global est tombé à 1,2 % du PIB en 2021 (FMI). Avec la reprise des recettes et des subventions budgétaires, le déficit budgétaire devrait se réduire à 0,5 % du PIB en 2022 (FMI). L'inflation a été estimée à 2,5 % en 2021 et devrait augmenter à 6,5 % en 2022 en raison de la hausse des prix de l'alimentation et de l'énergie (FMI). En mars 2020, le FMI a approuvé des accords triennaux au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) et du mécanisme élargi de crédit (EFF) pour soutenir la mise en œuvre du neuvième plan de développement national (NDP9) des autorités. L'objectif principal de ce plan est la croissance inclusive et la réduction de la pauvreté. Le FMI a jugé la mise en œuvre du programme satisfaisante, mais la réalité économique du pays est désastreuse tant sur le plan politique que sécuritaire et le pays est extrêmement dépendant de l'aide internationale. Si l'incertitude politique n'est pas résolue en temps opportun, le programme soutenu par le FMI expirera automatiquement, compromettant l'accès aux subventions et à l'allégement de la dette (FMI). Les principaux défis comprennent les contraintes d'infrastructure, la faiblesse des institutions et des capacités de l'État, la faiblesse des systèmes de gestion des finances publiques, l'insécurité persistante liée aux incursions des insurgés d'Al-Shabaab et de l'EI, la résilience limitée aux extrêmes environnementaux.

La croissance économique est trop faible pour réduire significativement la pauvreté généralisée (plus de la moitié de la population vit dans la pauvreté selon la Banque mondiale), le chômage des jeunes est élevé (le chômage total était de 19,7% de la population active en 2020 selon les estimation modélisé de l’OIT, Banque mondiale) et les besoins sociaux sont importants. La pandémie de Covid-19 a probablement accru la pauvreté, le revenu réel par habitant ayant diminué de 4,4 % (BAD). En raison de la sécheresse prolongée, 1,4 million de personnes risquent d'être déplacées.

 

Indicateur de liberté économique

Définition :

L'indicateur de liberté économique mesure dix composantes de la liberté économique, regroupées en quatre grandes catégories : la règle de droit (droits de propriété, niveau de corruption) ; Le rôle de l'Etat (la liberté fiscale, les dépenses du gouvernement) ; L'efficacité des réglementations (la liberté d'entreprise, la liberté du travail, la liberté monétaire) ; L'ouverture des marchés (la liberté commerciale, la liberté d'investissement et la liberté financière). Chacune de ces 10 composantes est notée sur une échelle de 0 à 100. La note globale du pays est une moyenne des notes des 10 composantes.

 
 
Risque pays
Consultez l'analyse risque pays proposée par Credimundi.
Les principaux journaux on-line
Allafrica, Somalia News
Journaux et sites Internet de Somalie
Somalia Newspapers online
Profil pays de la BBC
Les ressources utiles
Ministère des finances
Ministère de la pêche et des ressources halieutiques
Ministère du commerce et de l’industrie
Ministère de l’agriculture et de l’irrigation
Ministère du pétrole et des ressources minières
Banque Centrale

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