Pologne : Risque pays
Membre de l’Union européenne depuis 2004, la Pologne a vu sa situation économique se renforcer avec l’intégration communautaire. Elle fut le seul pays de l’UE à maintenir une croissance positive depuis la crise économique mondiale qui a débuté en 2008. La croissance polonaise a néanmoins connu un net ralentissement (1,5% en 2013) du fait de la dépendance de l’économie à la conjoncture européenne, destination principale de ses exportations. On s’attend à un rebond en 2014, avec une croissance estimée à 2,5% du PIB.
Le ralentissement économique a entrainé un mécontentement social, les Polonais revendiquant entre autres un abaissement de l’âge de départ à la retraite et une augmentation du salaire minimum. Mais l’économie polonaise présente de nombreux atouts: des fonds structurels européens efficacement utilisés, un système bancaire résilient, une forte demande intérieure, une politique fiscale adaptée. La priorité du gouvernement de Donald Tusk reste de trouver un équilibre entre les mesures visant à réformer les finances publiques et les efforts de promotion de la croissance économique. Ainsi, le budget 2014, conservateur, limite les dépenses (gel des salaires des fonctionnaires) tout en cherchant à stimuler la croissance économique. Le déficit public devrait être ramené à 3,6% PIB en 2014 (contre 4,1% en 2013), toujours au dessus de la limite européenne (3%). Malgré les controverses, la réforme des retraites sera poursuivie. Le pays doit en outre faire face au vieillissement de la population, mener des réformes structurelles telle que la réforme de la fiscalité agricole, gérer le risque lié au ralentissement économique de ses partenaires commerciaux, surveiller sa dette publique.
Le taux de chômage, qui avait augmenté depuis la crise économique mondiale et la crise de la zone euro, est en baisse, estimé à 10,2% de la population active fin 2013 selon l’OCDE. Les disparités est-ouest sont importantes.
L’indicateur de liberté économique mesure dix composantes de la liberté économique, regroupées en quatre grandes catégories : la règle de droit (droits de propriété, niveau de corruption) ; Le rôle de l’Etat (la liberté fiscale, les dépenses du gouvernement) ; L’efficacité des réglementations (la liberté d’entreprise, la liberté du travail, la liberté monétaire) ; L’ouverture des marchés (la liberté commerciale, la liberté d’investissement et la liberté financière). Chacune de ces 10 composantes est notée sur une échelle de 0 à 100. La note globale du pays est une moyenne des notes des 10 composantes.
Carte de la Liberté Economique dans le monde
Source : Indice de liberté économique 2014, Heritage Foundation
Le classement de l’environnement des affaires mesure la qualité ou l’attractivité de l’environnement des affaires dans les 82 pays couverts par les prévisions de The Economist. Cet indicateur est défini par l’analyse de 10 critères : l’environnement politique, l’environnement macro-économique, les opportunités d’affaires, les politiques à l’égard de la libre entreprise et de la concurrence, les politiques à l’égard de l’investissement étranger, le commerce extérieur et le contrôle des changes, les taux d’imposition, le financement des projets, le marché du travail et la qualité des infrastructures.
Source : The Economist – Classement de l’environnement des affaires 2014-2018
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Dernières mises à jour en Juin 2014