Qatar : Risque pays
Le pays enregistre depuis quelques années une croissance forte (5% en 2013, en baisse après une croissance à deux chiffres en 2011). La production de gaz naturel liquéfié (GNL) a fortement augmenté, l’industrie gazière, qui représente deux tiers du PIB, fonctionne désormais à plein régime. L’exploitation des gisements pétroliers ainsi que la montée en puissance du programme gazier soutiendront de façon durable la croissance du PIB au cours des prochaines années. En tant que troisième producteur mondial de gaz en 2013, le Qatar détient 16% des réserves mondiales, soit l’équivalent de près de 250 années d’exploitation. Le Qatar a réussi à diversifier considérablement son économie en développant des projets de grands travaux. Ce sont surtout ces projets d’infrastructures qui ont contribué à la forte croissance en 2013, développés dans le cadre du plan de développement "Vision 2030". Le pays doit également accueillir la Coupe du monde de football en 2022.
En 2013, le gouvernement a maintenu ses dépenses d’éducation et de santé. Les entreprises s’appuyant traditionnellement sur des emprunts et des bons du trésor pour financer leurs projets de développement, l’État est toujours un soutien important via son fonds souverain, la "Qatar Investment Authority". Grâce à des revenus presque illimités, le pays a opté pour une politique volontariste basée sur les investissements dans les infrastructures : aménagements urbains, réseaux autoroutiers et ferroviaires, infrastructures de loisirs et de prestige. Enfin, le pays souhaite favoriser le développement du secteur tertiaire (notamment le tourisme et les services financiers), une volonté concrétisée par la construction d’un nouvel aéroport international à Doha, censé entrer en service en 2014. En juin 2013, Tamim Al Thani a remplacé son père en tant qu’émir du Qatar. Lors de son premier discours de politique économique, il a déclaré vouloir lutter contre l’inflation (2,7% en 2013), qui pourrait augmenter en 2014, surtout à cause des prix de l’immobilier.Le Qatar est un pays riche, qui possède le deuxième plus haut revenu par habitant du monde, après le Liechtenstein. Le Qatar possède un secteur bancaire solide et rentable. Il bénéficie d’une grande stabilité politique et d’un important rayonnement international. Cependant, en 2013 de nombreux ouvriers étrangers sont décédés, surtout sur les chantiers de la Coupe du monde. Au Qatar, 85% de la population est expatriée, disposant de droits limités par un système de parrainage qui lie le travailleur à son employeur.
L’indicateur de liberté économique mesure dix composantes de la liberté économique, regroupées en quatre grandes catégories : la règle de droit (droits de propriété, niveau de corruption) ; Le rôle de l’Etat (la liberté fiscale, les dépenses du gouvernement) ; L’efficacité des réglementations (la liberté d’entreprise, la liberté du travail, la liberté monétaire) ; L’ouverture des marchés (la liberté commerciale, la liberté d’investissement et la liberté financière). Chacune de ces 10 composantes est notée sur une échelle de 0 à 100. La note globale du pays est une moyenne des notes des 10 composantes.
Carte de la Liberté Economique dans le monde
Source : Indice de liberté économique 2014, Heritage Foundation
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Dernières mises à jour en Mai 2014