Emirats Arabes Unis : Risque pays
Après la récession de 2009 (contraction de -3,2%), le taux de croissance du PIB des Emirats Arabes Unis (EAU) a été de l'ordre de 3% en 2010-2011, notamment du fait de la flambée des prix du pétrole. Tirée par la hausse des prix pétroliers et du volume de la production, et épargnée par la crise de la zone euro, la croissance s'est élevée à 4,2% en 2012. Elle devrait se situer autour de 3,3% en 2013, tirée par les secteurs du commerce, la logistique, le tourisme, et les services. Le PIB des EAU est dominé par la puissance économique d’Abu Dhabi (60%), notamment par sa production d’hydrocarbures (cet émirat détient 9% des réserves mondiales de pétrole et 5% des réserves de gaz naturel de la planète) et par sa gestion de la quasi-totalité de l’épargne. Dubaï participe à hauteur de 26% au PIB et constitue la plate forme commerciale des Emirats, notamment avec ses infrastructures portuaires et aéroportuaires.
L'économie des EAU se porte plutôt bien. L'inflation est contenue autour de 1%, les recettes touristiques sont en augmentation et un excédent budgétaire de 6,4% du PIB est attendu en 2013. Depuis la crise financière de 2009, la priorité est de protéger le système bancaire et maintenir la confiance des investisseurs, en particulier en ce qui concerne le secteur immobilier de Dubaï. Conscients du caractère épuisable des ressources pétrolières, les EAU ont lancé une politique de diversification économique afin de réduire la dépendance par rapport aux hydrocarbures et de garantir une plus juste répartition des richesses. La stratégie suivie vise à exploiter la complémentarité entre les émirats. Alors qu'Abu Dhabi a pris la tête de la diversification économique, Dubaï cherche avant tout à développer le tourisme. Le budget 2013, qui alloue 51% des fonds aux dépenses sociales, met l'accent sur la santé, l'éducation, l'aide sociale et les services publics. Des projets pharaoniques (dont le financement reste incertain) sont prévus à Dubaï, alors même que l'émirat doit repayer ses dettes accumulées: le plus grand centre commercial du monde et une ville nouvelle dotée d'un jardin aux marges du désert. Les Emirats ont également décidé de diversifier les sources d’énergie via le lancement d’un parc de centrales nucléaires d’ici 2017 ainsi que des investissements massifs dans les énergies renouvelables avec le projet « Masdar » de 22 milliards USD.
Les Emirats possèdent l'un des revenus par habitant les plus élevés du monde et le système de sécurité sociale est très protecteur. Les EAU détiennent l'un des taux de chômage les plus bas du Moyen-Orient (4,5%), et dépendent fortement des travailleurs étrangers (plus de 85% de la main d'oeuvre).
L'indicateur de liberté économique mesure dix composantes de la liberté économique, regroupées en quatre grandes catégories : la règle de droit (droits de propriété, niveau de corruption) ; Le rôle de l'Etat (la liberté fiscale, les dépenses du gouvernement) ; L'efficacité des réglementations (la liberté d'entreprise, la liberté du travail, la liberté monétaire) ; L'ouverture des marchés (la liberté commerciale, la liberté d'investissement et la liberté financière). Chacune de ces 10 composantes est notée sur une échelle de 0 à 100. La note globale du pays est une moyenne des notes des 10 composantes.
Carte de la Liberté Economique dans le monde
Source : Indice de liberté économique 2013, Heritage Foundation
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