Irlande :Risque pays
Après avoir subi la crise financière internationale puis la crise de la zone euro, l’économie irlandaise montre des signes de reprise. Après avoir connu une croissance de 0,6% en 2013, la dynamique économique est bien repartie. Selon les estimations, la croissance a atteint entre 3,6 et 4,7% en 2014
Depuis sa sortie du plan de sauvetage fin 2013, l’Irlande est à nouveau un pays financièrement souverain. Le pays a suivi strictement les conseils de la troïka (FMI, BCE, CE), mettant en place une politique d’austérité faite de hausse d’impôt, de baisse des salaires des fonctionnaires et de coupes budgétaires. Les investisseurs internationaux ont repris confiance et le secteur bancaire est stabilisé. Fin 2014, l’État a présenté un budget en augmentation pour la première fois depuis 2008. Le déficit public est passé de 32% du PIB en 2010 à 3,7% en 2014. Néanmoins, les jeunes irlandais continuent à émigrer massivement pour trouver du travail. En octobre 2014, la population a manifesté contre une mesure mettant fin à la gratuité de l’eau. L’Irlande a impulsé des réformes fiscales en 2014, comme la mesure mettant fin aux possibilités d’optimisation fiscale pour les entreprises étrangères (effective en 2020). Néanmoins, une mesure assez similaire la remplacera, car l’Irlande entend préserver son attractivité aux yeux des entreprises étrangères. Par ailleurs, le taux d’imposition sur les sociétés, un des plus bas du monde, ne sera pas modifié. Le gouvernement continue en 2015 sa politique de consolidation fiscale et les réformes structurelles alors que les ménages sont très endettés et que les impayés des prêts immobiliers se multiplient. La contestation sociale croissante pourrait compliquer la stabilité du pays, alors que des élections générales auront lieu en 2016. Enfin, en 2014 le président de la République irlandaise a effectué la première visite diplomatique à Londres depuis 1922.
Le taux de chômage est au plus bas depuis quatre ans, même s’il reste élevé (plus de 11% de la population active).
L’indicateur de liberté économique mesure dix composantes de la liberté économique, regroupées en quatre grandes catégories : la règle de droit (droits de propriété, niveau de corruption) ; Le rôle de l’Etat (la liberté fiscale, les dépenses du gouvernement) ; L’efficacité des réglementations (la liberté d’entreprise, la liberté du travail, la liberté monétaire) ; L’ouverture des marchés (la liberté commerciale, la liberté d’investissement et la liberté financière). Chacune de ces 10 composantes est notée sur une échelle de 0 à 100. La note globale du pays est une moyenne des notes des 10 composantes.
Carte de la Liberté Economique dans le monde
Source : Indice de liberté économique 2015, Heritage Foundation
Le classement de l’environnement des affaires mesure la qualité ou l’attractivité de l’environnement des affaires dans les 82 pays couverts par les prévisions de The Economist. Cet indicateur est défini par l’analyse de 10 critères : l’environnement politique, l’environnement macro-économique, les opportunités d’affaires, les politiques à l’égard de la libre entreprise et de la concurrence, les politiques à l’égard de l’investissement étranger, le commerce extérieur et le contrôle des changes, les taux d’imposition, le financement des projets, le marché du travail et la qualité des infrastructures.
Source : The Economist – Classement de l’environnement des affaires 2014-2018
Une remarque sur ce contenu ? Contactez-nous.
© Export Entreprises SA, tous droits de reproductions réservés.
Dernières mises à jour en Novembre 2015