Tunisie : Risque pays
Alors que ces dix dernières années, la Tunisie affichait une croissance annuelle moyenne d’environ 5%, la crise économique internationale de 2008-2009, puis la révolution sociopolitique qui a éclaté dans le pays début 2011, la crise de la zone euro et la guerre civile en Libye ont considérablement obscurci la situation. Le pays est entré en récession en 2011 (-1,8%) puis l’économie s’est redressée en 2012 (2,7%). On s’attend à une consolidation de la croissance en 2013.
En 2012, la lente reprise économique a été perturbée par des tensions sociales et des problèmes sécuritaires. Le gouvernement élu, dominé par les islamistes du parti Ennahdha a adopté un programme économique libéral et doit répondre aux défis que sont la création d’emploi et une meilleure distribution sociale et géographique des fruits de la croissance. Parmi les priorités énoncées dans le budget 2013 figurent le respect des équilibres généraux du pays, rétablir la stabilité et la sécurité (conditions fondamentales du développement), accélérer la création d’emploi, promouvoir le développement régional, combattre la pauvreté, maîtriser les prix, lutter contre la corruption, améliorer les services et réussir des élections transparentes. A travers une augmentation des recettes et une gestion prudente de la dette extérieure et de la pression exercée sur les prix, le gouvernement entend ramener le déficit public à 5,9% du PIB et limiter la dette publique à 46,8% du PIB. Le parti Ennahdha, accusé de vouloir contrôler les rouages de l’appareil d’Etat, devra également faire face à une opposition croissante.
En parité de pouvoir d’achat, la Tunisie se rapproche du niveau de revenus des pays développés. On peut également noter de nombreux progrès en matière d’espérance de vie, de la place des femmes dans la société, ou des infrastructures de santé et d’éducation. Le taux de chômage officiel a augmenté sous l’effet de la crise (environ 17%) et reste plus élevé chez les jeunes, en particulier les jeunes diplômés dont le taux de chômage dépasse le taux moyen de 3 à 5 points.L’indicateur de liberté économique mesure dix composantes de la liberté économique, regroupées en quatre grandes catégories : la règle de droit (droits de propriété, niveau de corruption) ; Le rôle de l’Etat (la liberté fiscale, les dépenses du gouvernement) ; L’efficacité des réglementations (la liberté d’entreprise, la liberté du travail, la liberté monétaire) ; L’ouverture des marchés (la liberté commerciale, la liberté d’investissement et la liberté financière). Chacune de ces 10 composantes est notée sur une échelle de 0 à 100. La note globale du pays est une moyenne des notes des 10 composantes.
Carte de la Liberté Economique dans le monde
Source : Indice de liberté économique 2013, Heritage Foundation
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