L’emballage a pour but de protéger la marchandise pendant le transport, durant les manutentions et au cours des stockages. Mais comment emballer ? Carton simple cannelure, double voire triple cannelures ? Caisse pleine ou à claire-voie ? Papier froissé ou bulles pour caler ? Emballage pour un transport par avion, par mer, en conteneur, en camion avec ou sans transbordement ? Qu’est-ce que je risque si j’emballe mal ? Et qu’est-ce que je gagne si j’emballe bien ?
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L’emballage ne doit pas être pris à la légère. C’est un élément très important pour l’exportateur car, en cas d’avarie, la marchandise est soit remboursée, soit remplacée gratuitement, soit fait l’objet d’un avoir au client.
Le transporteur est présumé responsable de la détérioration de la marchandise, sur le plan juridique. Cependant, il peut se dégager de sa responsabilité en émettant des réserves sur la qualité et l’efficacité de l’emballage. De même, en cas de sinistre, la preuve peut être apportée de l’inadéquation de l’emballage. L’exportateur devient alors responsable.
L’exportateur, s’il lui a fourni des instructions d’emballage précises, peut à son tour se dégager de sa responsabilité en se retournant contre l’emballeur. L’exportateur peut faire appel à des organismes pour sa marchandise à un type d’emballage particulier. Il faut savoir qu’un emballage bien élaboré réduit la sinistralité et, en conséquence, le montant de la prime d’assurance.
Dans l’incoterm EXW, on vend la marchandise emballée, ou en vrac selon l’usage. Il existe des produits qui n’exigent pas d’emballage spécifique. Selon la jurisprudence, l’emballage n’est pas conçu pour résister aux chocs.
L’emballage est constitué de différents matériaux :
Concernant le marquage, des symboles sont utilisés pour le marquage des colis. Le marquage dépend évidemment de la nature du produit et des contraintes que le produit ne peut pas supporter : gerbage, renversement, manutention brusque… Il est inutile de porter un marquage s’il ne correspond pas à une contrainte réelle, c’est la crédibilité de l’exportateur qui est en cause. Le marquage va aussi générer un coût supplémentaire.
Il faut, par contre, éviter d’écrire la nature du produit sur l’emballage : le marquage doit être lisible, indélébile et d’une discrétion absolue.
Les emballages peuvent contenir ou comporter des témoins du bon suivi d’instructions particulières de manutention.
– Si une armoire ne doit pas être penchée à plus de x degrés, un témoin sur deux faces externes, verticales et contigües permettra, par simple visualisation à la réception, de savoir si la contrainte a été respectée.
– Un enregistreur de température, ou de chocs, ou d’humidité assurera la même fonction.
Les conteneurs regroupent la marchandise dans une même unité de chargement. En FCL/FCL (voir fiche Comprendre le transport international.), le conteneur est chargé par l’expéditeur et déchargé par le destinataire. C’est la meilleure solution si on cale bien les produits.
Dans les autres cas, FCL/LCL, LCL/FCL et LCL/LCL, la marchandise subit des manutentions par le(s) commissionnaire(s) à l’empotage et/ou au dépotage, ce qui est toujours une source de risques. Par contre, ils permettent un usage répété avec peu de ruptures de charge, protègent contre le vol et proposent une économie d’emballage sous réserves d’un bon calage.
En cas de doutes sur l’emballage, à titre préventif, on peut se rendre sur le site du Syndicat de l’Emballage Industriel, qui définit des cahiers des charges des préconisations en matière d’emballage de colis destinés à être transportés. On y trouve notamment un cahier de spécifications techniques.
Un autre acteur peut être consulté avant l’expédition : le préventionniste. Sa tache consiste à faire de la prévention. Cabinet indépendant, le préventionniste vous conseillera sur le type d’emballage, les techniques de calage, d’arrimage en camion ou conteneur. Il vous permettra de définir une politique emballage ou une charte emballage. Cela prend un peu de temps et un peu d’argent, mais du temps beaucoup mieux employé à construire que du temps, après le sinistre, employé à réparer.
Pour les palettes, il existe la norme internationale NIMP 15. La Norme Internationale pour les Mesures Phytosanitaires N°15 (NIMP15) est relative à la réglementation des matériaux d’emballages à base de bois. L’objectif de cette norme est de permettre de réduire de façon significative la dissémination d’organismes nuisibles lors d’échanges commerciaux. En bref, pas d’organismes nuisibles dans les palettes (ni dans les caisses, enfin dans tout ce qui vient du bois) afin d’éviter que les palettes en bois ne transportent des petites bêtes dans un autre pays. La fumigation parait la meilleure solution.
Mais tous les pays ne demandent pas forcément les mêmes traitements. Comment savoir ce qu’il faut faire pour un pays en particulier concernant les palettes ? Vous pouvez consulter le site Nimp 15 ainsi que les exigences phytosanitaires concernant le bois d’emballage. A noter : les produits dangereux répondent à des normes d’emballage et d’étiquetage très strictes.